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  • Photo du rédacteurJeanne Roy

Deux poids deux mesures ou comment l’idéologie de l’obéissance conditionne les adultes

Je vous présente deux exemples:

Quand un adulte se trompe ou fait du tort à un enfant, nous entendons alors: mais il n’avait pas l’intention de lui faire du mal ou il a fait ce qu’il pouvait.

Quand un enfant fait quelque chose d’incorrect, nous entendons alors: il avait l’intention de tester les limites, de tenir tête, de vouloir gagner, de déranger, de chercher l’attention.


Dans les programmes s’adressant aux parents, il est mentionné de ne pas culpabiliser l’adulte car il risque de se mettre sur le mode défensif.

Alors que dans les programmes éducatifs, il est mentionné de culpabiliser l’enfant car il doit apprendre à vivre avec les conséquences de ces gestes.

Ces exemples illustrent comment l’obéissance comme principe directeur dans l’éducation amène les adultes à voir l’enfant comme un être entêté ou de mauvaise foi. Ce biais les incite à juger des situations similaires selon des règles différentes.

Est-il possible d’avoir un autre regard, « celui des étoiles dans les yeux! » ? Je pense que l’équidignité nous amène à regarder l’enfant comme une personne, avec des désirs, des besoins, des limites, et des sentiments bien personnels.

L’équidignité est une valeur nouvelle et cela suppose une manière de penser et d’agir autrement. Cela n’est pas simple car les conditionnements ont la vie dure. En même temps, se libérer d’un carcan apporte tellement de légèreté et de nouvelles idées.


L’équidignité change notre regard sur l’enfant en s’appuyant entre autres, sur les nouvelles connaissances du développement du cerveau, dont plus particulièrement celles liées à l’immaturité cérébrale du jeune enfant.

Par exemple: l’enfant vit dans l’instant présent alors que l’adulte a la capacité d’anticiper; l’enfant voit le monde une partie à la fois alors que l’adulte a la capacité de voir le contexte; l’enfant est tout entier dans ses émotions alors que l’adulte a la capacité de raisonner.


La vision de l’équidignité combinée aux connaissances sur le développement du cerveau donne des outils formidables pour composer avec la différence et la vivre comme une grande richesse.

 

Prochain billet : 3 exemples de la vie quotidienne (refus de quitter le parc, l’arrivée d’un nouvel enfant, l’alimentation) illustrant les points de vue de l’obéissance et de l’équidignité.


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