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  • Photo du rédacteurJeanne Roy

L’obéissance, un legs du passé dépassé!

Tel que mentionné dans le billet précédent, voici 3 situations de la vie quotidienne d’un jeune enfant, vu par le prisme de l’obéissance et de l’équidignité.


1. UN ENFANT QUI JOUE AU PARC ET REFUSE DE QUITTER

Obéissance

Il n’écoute pas, je dois toujours répéter. Il ne pense qu’à jouer, ce n’est pas ça, la vie. Il doit apprendre les limites et quand c’est l’heure, c’est l’heure.

Équidignité

Considérer que l’enfant vit dans le moment présent. (Il n’a pas besoin de suivre un cours de pleine conscience!) Considérer qu’il est difficile pour tous les êtres humains de s’éloigner de la joie. L’enfant est toute à son émotion. Il la ressent 1000 fois plus que l’adulte. Imaginez l’effort. Comment voulez-vous que l’enfant quitte le parc? Comme un petit soldat : « Oui, à vos ordres » ou dignement. Pour lui permettre de coopérer, il s’agit de se rappeler que l’enfant a une intelligence différente de l’adulte. Il est en quelque sorte son corps, ses sens et ses émotions. Voyez-vous ce dont il a besoin? Il s’attend (sorte d’inscription dans son cerveau) à ce vous soyez proche de lui, à sa hauteur et voir vos yeux sensibles à ce qu’il vit. Quelquefois cela est suffisant et d’autres fois, l’enfant va résister, après tout c’est exigeant. Alors, il a toujours besoin de : proximité, compréhension de sa colère et acceptation de ses pleurs. Après l’enfant est détendu (colère, peine sont sorties de son corps) et il est prêt à être à vos côtés sur le chemin du retour.



2. UN ENFANT QUI FRAPPE LE NOUVEAU BÉBÉ

Obéissance

Il est agressif et jaloux. Pourtant, nous lui disons que nous l’aimons autant que sa petite sœur mais il continue. Il doit apprendre à partager. Il est violent, il tape ou pince. Il faut l’arrêter et lui montrer qu’elle est petite et qu’il n’a pas le droit de lui faire du mal.

Équidignité

Considérer que l’enfant doit s’adapter à un changement radical. Il lui reste la moitié du temps, la moitié de l’attention. Ses repères ne sont plus les mêmes, il est perdu. Imaginez-vous ce que cela représente? (Pour vous aider, pensez à la pandémie!). En plus, l’enfant vit une peur énorme, celle de perdre l’amour de ses parents. A-t-il besoin d’un discours sur le partage ou la non-violence? Non. Son cerveau en développement et en stress n’est pas réceptif aux paroles. Son « cerveau s’attend » à vos bras protecteurs, à vos yeux « qui lui disent, je vois que c’est dur pour toi », à voir vos oreilles écoutant sa colère, sa peine et vos mains qui cueillent ses larmes. Ainsi, l’enfant apprend le partage et l’empathie : les mots ont alors un sens.


3. UN ENFANT QUI NE VEUT PAS MANGER "SES" LÉGUMES

Obéissance

Il ne sait pas ce qui est bon pour sa santé. C’est à force de goûter qu’il va aimer. Je suis là pour développer ses goûts et ses bonnes habitudes alimentaires. Je n’ai pas le choix d’insister, voir même le punir.

Équidignité

Considérer que l’enfant a un estomac différent de l’adulte. Considérer qu’il a le dégoût pour certains aliments. (Le dégoût est une émotion primaire; l’enfant ne fait pas exprès, elle vient toute seule). Considérer que l’enfant a des préférences alimentaires comme les adultes. Se souvenir de nos propres dégoûts et préférences, aide grandement à comprendre.

L’obéissance voit l’enfant d’une façon simpliste, s’il n’écoute pas il est fautif. C’est noir ou blanc. L’équidignité s’efforce de voir toutes les teintes du comportement humain. C’est plus complexe. Eh oui, l'enfant est une personne!


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